- Lou ?
Cette voix... Je la reconnue immediatement. Je continuai à marcher comme si de rien n'était. Le vent me glaçait le visage, mouillé par mes pleurs. " Paul si t'es vraiment prés de moi, fais qu'il arrête de me suivre ". Les pas se rapprochaient de moi dangereusement. Je ne voulais pas le voir, surtout pas lui. J'accélerais le pas en réflechissant à un plan pour lui échapper. Je pourrais hurler au viol, il y a pleins de passants dans les rues. " Non Lou ils vont venir te sauver et vont te reconaître..." Voilà que je commencai à me parler maintenant. Dejà que tout le monde m'insultait de folle et tout à l'heure de cinglée. Réflechissant toujours je n'avais pas fait attention à mon poursuiveur.
- LOU ! cria t'il.
Non non pitié aidez moi ! Je l'entendis courir les derniers métres qui nous séparaient. Voilà, bravo Ma Lou t'es prise au piége.
- QUOI ?!! répondis-je en me retournant.
- Tu me reconnais ?
Je levais les yeux vers lui. Bien sûr que je le reconnaîs. Il a toujours les mêmes yeux marrons profonds, les mêmes cheveux et ses expressions pareilles. Je dois avouer qu'il a du charme. Mais bon, c'est du passé et ça je doute qu'il partage mon avis.
- Oui, Cristiano je te reconnaîs.
- Je suis content alors, dit-il, comment vas-tu ? Non non je retire ma question c'est idiot...désolé. Il passa sa main dans son cou, gêné.
- Je vais bien, même si c'est le contraire, lui annoncai-je en souriant sans joie.
- J'ai appris pour Paul...Toutes mes condoléances.
Il paraissait sincére. Pourtant je décelais une lueur étrangére dans son regard. Un mélange d'espoir et de tristesse.
- Ne rêve pas Cris, c'était juste une histoire de cul entre nous et je ne t'ai jamais consideré comme un ami. Mon ton était dur.
- Je...euh...oui je sais, murmura t'il.
- Ne compte pas non plus sur moi pour te retrouver cette nuit dans ton lit, continuai-je.
- Louane j'ai changé, j'ai mûri...
- Je sais bien que tu vas aux putes, alors arrêtes, déclarais-je d'un ton sarcastique.
Il ne répondit pas et tant mieux sinon j'aurais été capable de lui en coller une.
- Je te laisse, j'ai d'autres chats à fouetter.
- Lou ! Cria t'il pour la deuxiéme fois de la soirée.
- Laisse moi !
Je courus comme je peux, sachant trés bien que si il me coursait il me rattraperait. Tout d'un coup, une douleur me traversa le ventre tel un poignard, je ne vis plus rien. Mes oreilles bourdonnaient et je me sentis tomber en avant, raide comme une planche. C'était la deuxiéme fois depuis quelques jours que cela m'arrivait.
J'ouvris trés lentement mes yeux, la lumiére où je me trouvais m'éblouissait. J'étais au paradis ? Une excitation monta en moi, en pensant que je reverrais Paul. La mort ne me faisait pas peur, et je la trouvais pas si terrible que celà. Pourtant ma joie retomba bien vite à mon goût quand je reconnus une chambre d'hôpital. Ce n'est pas aujourd'hui que je vais le retrouver.
D'aprés mon sens du toucher quelqu'un me tenait la main. " Oh non pitié pas lui... "
- Louane ! Tu m'entends !?
- Oui, murmurais-je.
- Flake vas chercher les infirmiéres ! Ordonna Till.
La scéne devînt plus claire, et je devinais Christoph à ma droite ainsi qu'Oliver tandis qu'à gauche se trouvait Till, un sentiment de soulagement me submergea.
- Où est Richard ?
- Partit chercher un café, me dit doucement Oli tout en me caressant les cheveux.
On toqua à la porte. Doom se tourna vers le nouvel arrivant dans une position de défense. Je devinais qu'il me protegeait. Des journalistes avaient dû essayer de m'approcher ou de tirer des informations. Un sentiment de rage se fit sentir en moi. Mais qu'avais-je fait au diable bordel, pour mériter ca ! Je ne pouvais pas faire mon deuil en paix, merde !?
- Bonjour, dit une voix masculine, c'était sûrement le médecin.
- Bonjour, répondirent en choeur le groupe, l'atmosphére semblait se détendre un tant soit peu.
Il me posa des questions durant quelques minutes, mais cette fois gentillement pas comme avait fait la psycopathe et son boudin de secrétaire. Il me souriait ce qui m'en déclencha un, malgré que mes muscles me faisait un peu mal. Ca faisait tellement longtemps que j'en avais pas eu l'occasion.
- Bien, je vais arrêter pour le moment sur votre vie privée... Tenez dans ma main se trouve les résultats.
- Oh...
- Rien de grave, ne vous inquiétez pas, reprit-il rapidement.
- J'espére...
- Quelques fois avez-vous des vertiges ?
- Oui, souvent même.
- Ca vous le faisez avant ?
- Non, cela m'arrive depuis quelques semaines, peut-être à cause du décés..., ma voix se cassa et des larmes menacérent de couler. Mes amis le remarquérent et Till me reprit la main aussitôt.
- Je ne pense pas, reprit il. Avez-vous des nausées ?
- Oui, je ne pouvais répondre que ca.
- Bien. Avez-vous des retards ?
- Euh...oui.
Je compris soudainement où il voulait en venir.
- Vous êtes entrain de me dire que je suis enceinte ? Le questionai-je.
- En effet, me fit il en un sourir. Felicitations !
- ...
" Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Paul je vais avoir un enfant de nous ! ". Je ne retîns plus mes pleurs et laissais exploser ma joie. Christoph alla vers la fenêtre, sans doutes aucun pour ne pas montrer ses larmes. Oliver me sauta littéralement dessus, ce qui déclencha mes rires. Till et Flake se serrérent dans les bras. Ce soir, j'en suis certaine qu'il ne seront pas clairs. " Ca leur fera du bien ".
- Félicitations, Lou ! Fit une voix.
Richard ! Il s'approcha de moi, et me serra trés fort dans les bras.
- Un petit Landers, chuchota t'il.
- Ou une petite.
- Excusez moi de vous couper dans votre joie mais vous m'avez pas demandé de combien vous étiez enceinte.
- Oh ca m'est complétement sortit de la tête ! Mon sourire béat restait coller sur mon visage.
- Et bien... Cela fait 5 mois.
- Hein !?
Comment c'était possible ? J'avais peut-être des retards mais j'ai mes régles. Et puis mon ventre ! Il était pas gros.
- Vous avez bien entendu.
- Oh...je...heu, bégayai-je
- On peut savoir le sexe de l'enfant ? Demanda Doom, qui jusque là n'avait rien dit.
- Bien sûr, se tournant vers moi, voulez-vous savoir ?
- Oui ! J'avais dit celà un peu fort.
- Et bien je vais voir si une salle est libre et je viens vous chercher.
Il regarda le groupe curieusement. Il devait se demander qui était le pére. Pendant le temps où il partit, les gars se serrerent tous entre eux parfois trois fois de suite. Nous étions tous heureux, et nos sourirs n'arrivérent pas à disparaître.
Le médecin revint quelques minutes plus tard en annoncant que tout était prêt.
- Heu... Qui vous accompagne ?
- Richard.
L'interessé me regarda les larmes aux yeux. Entre tous c'était avec lui que je passais le plus clair de mon temps. Il prenait soin de moi. " Merci " me murmura t'il alors qu'on était dans l'ascenceur. Je lui répondis par un sourire et en lui prenant la main. Passant dans les salles d'attentes vides je devinais que c'était la nuit.
Le gynécologue nous accueillit devant la porte. Et là le choc... C'était l'homme chez la psycopathe. Mes yeux ne pouvaient se détacher de lui. Dans la pénombre sa ressemblance était encore plus frappante. Richard me serra la main fortement, lui aussi pensait la même chose que moi. Il tremblait également. Je serrais encore plus mes doigts autour des siens.
- Re-bonsoir Mademoiselle, dit joyeusement le sosie de Paul. Encore désolé pour tout à l'heure, son ton montrait qu'il était pas désolé du tout, Je m'apelle Erhard Masson, je suis le mari de..euh...vous savez qui.
- Oui je vois de qui vous parlez, dis-je séchement.
- Bon on va pas rester planter là, entrez je vous pris ! Merci Ingell, je te vois tout à l'heure.
Il referma la porte derriére nous.
- Bien, veuillez vous allonger içi, s'il vous plaît.
Je m'allongeai sur le fauteuil, Richard vint aussitôt prés de moi.
- Ne t'inquiétes pas, ca va bien se passer, me rassura t'il.
Le docteur s'approcha de nous, et entreprit de me mettre du gel sur mon ventre. Il alluma les écrans puis des especes d'enceintes et me passa la sonde que j'ai vu tant de fois à la télé.
-Ce que vous entendez est le coeur du bébé.
Les larmes remontérent dans mes yeux. J'étais tellement heureuse en ce moment même que j'oubliais la tristesse dans laquelle je m'enfermais depuis quelques temps. Richard me prit la main une nouvelle fois, ses yeux brillaient. Mr Masson nous montra un écran en disant que c'était le bébé. Je ne vois pas pourquoi il nous le précise, il y avait pas besoin du bac pour s'apercevoir de quoi c'était.
- Alors, vous voulez savoir ? Nous questionna t'il.
- Oui.., ma voix avait reprit un ton plus joyeux.
- C'est...
- C'était plus fort que moi, il fallait que je place au moins une fois Cristiano Ronaldo dans mon histoire ^^'
- Ensuite veuillez m'excuser je ne suis jamais tombée enceinte, il risque d'il y avoir des choses incohérentes :s
- Je voulais avoir encore une fois votre avis, vous voulez que ce soit une fille ou un garçon ?
- Cette suite est plus longue que les deux autres, j'éspere que c'est bien :)
- Pendant que je l'écrivais j'écoutais Wo Bist Du ( bon je sais on s'en fout mais j'avais envie de le dire xD ).
Voilà j'espere que ca vous a plu !
Fille : 3
Garcon : 5